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Interview de Frédérick J. Doucet - Diplômé en Droit en poste au Québec

Alumni à l'honneur

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17/06/2016


Nous continuons la série de portrait avec Frédérick J. Doucet, détenteur d'un Master 2 recherche en Droits de l'Homme de l'Université Lumière Lyon 2 et actuellement en poste au Tribunal des droits de la personne du Québec (www.tribunaux.qc.ca) en tant qu'avocat.


Je dispose d’un Master 2 recherche en Droits de l’Homme de l’Université Lumière Lyon 2, et d'une maîtrise en common law et droit transnational de l’Université de Sherbrooke. J’ai amorcé un doctorat en droit à l’Université de Montréal au trimestre d’automne 2014, pour lequel je reçois une bourse de recherche du Fond de recherche du Québec – Société et culture (www.frqsc.gouv.qc.ca) depuis le trimestre d’hiver 2016.
 
En sus du doctorat, je travaille présentement comme avocat au Tribunal des droits de la personne du Québec (www.tribunaux.qc.ca).
Ce poste consiste essentiellement à effectuer des recherches à la demande de la Présidente et de membres (juges et assesseurs) du Tribunal, ainsi que d’assurer certaines fonctions (dont plusieurs administratives).
Ces fonctions incluent notamment la participation active à plusieurs comités internes et l’organisation et la présentation de conférences en lien avec les activités du Tribunal auprès des Collèges, Universités et organisations professionnelles.
 
À noter qu’au cours de l’année 2015, j’ai également été chargé de cours (maître de conférence) à l’Université de Sherbrooke, aux programmes de Baccalauréat en droit (LL.B., programme de 1er cycle universitaire équivalant aux 3 années de licence) et de juris doctor en Common Law et droit transnational (J.D., programme de 2e cycle universitaire), ainsi qu’auxiliaire de recherche à l’Université de Montréal, auprès de la professeure et vice-doyenne France Houle, ma directrice de thèse.

   




Au cour de mon parcours au sein de l'Université Lumière Lyon 2, j’ai développé mes connaissances en droit français et européen des droits de l’Homme, ainsi que mes aptitudes de recherche et de rédaction.

J’ai également appris à faire preuve d’une plus grande rigueur dans la structure de mes textes, ainsi que dans le choix des mots employés. J’ai appris à devenir plus réflexif, non seulement dans l’analyse des textes et de jugements « étrangers », mais aussi dans mes rapports à autrui ; toutefois, il est difficile à dire si cela découle de l’immersion dans une autre culture (j’ai la double-nationalité française et canadienne, mais j’ai vécu la majeure partie de ma vie au Canada) ou des enseignements suivis à l’Université Lumière Lyon 2.



Dans un marché de travail compétitif, comme celui des avocats au Québec, où il y a une importante pénurie d’emplois (je vous renvoie au récent rapport produit par le Jeune Barreau de Montréal : http://www.ajbm.qc.ca/fr/presse/rapport-situation-emploi-322), il est fondamental de se démarquer.

Il y a plusieurs façons pour ce faire : l’obtention de diplômes d’études supérieures (devenue de plus en plus commune et pouvant malheureusement avoir l’effet contraire en rebutant des employeurs), l’obtention d’une expérience de travail pertinente, l’implication sociale…
 
Si je peux donc donner un conseil pour faciliter la recherche d’emploi, c’est justement de vous impliquer socialement le plus tôt possible au cours de vos études. (p. ex. : bénévolat au sein d’organismes, implication au niveau des organisations ou de comités étudiants)

et d’accumuler aussi tôt que possible une expérience pertinente de travail dans votre milieu (p. ex. : emplois d’été auprès de cabinets d’avocats pour les juristes, assistanat de recherche à l’Université, activités et stages crédités dans votre programme d’étude). Il peut également être important de diversifier votre parcours en effectuant des échanges à l’étranger (p. ex. : ERASMUS), ce qui démontre une capacité d’adaptation à un nouvel environnement.
 
Un dernier conseil : l’Internet fournit plusieurs outils à vote portée pour vous aider dans votre recherche d’emploi et développer votre réseau professionnel.
Par exemple, plusieurs de mes collègues ont été recrutés ou ont trouvé un emploi par le biais de leur compte LinkedIn. De mon côté, je me suis également fait solliciter pour participer à des comités ou événements par le biais de mon compte. Par le biais de ce réseau professionnel, j’ai également été en mesure de référer des clients à d’anciens camarades de classes ou à d’autres contacts professionnels.
 
Il ne faut donc pas minimiser l’impact que peuvent avoir des outils comme LinkedIn ou même le Réseau Alumni sur votre recherche d’emploi ou sur votre pratique professionnelle.

D’ailleurs, voici un lien vers mon profil LinkedIn : https://ca.linkedin.com/in/frédérick-doucet-54224640


 


Je n’ai fréquenté l’Université Lumière Lyon 2 que pour une courte durée (une année), soit le temps de compléter un Master 2 de type recherche en droits de l’Homme. J’ai complété ce diplôme dans le cadre d’une entente bilatérale avec l’Université de Sherbrooke, en lien avec le programme de 2e cycle en Common Law et droit transnational qui y est offert.

Que ce soit en France ou au Québec (où j’ai grandi), j’ai un parcours quelque peu atypique par rapport à une bonne partie de mes collègues de travail et mes (anciens) camarades de classe. J’ai eu mes premières expériences professionnelles dans le milieu juridique lors de ma 3e année au Baccalauréat en droit (LL.B.). Mon université offrait la possibilité d’effectuer des stages crédités au programme universitaire, notamment auprès du Centre jeunesse de Montréal – institut universitaire (www.centrejeunessedemontreal.qc.ca), pour qui j’ai travaillé à raison de 7 h par semaine pendant un trimestre.
 
À la fin de mes études de 1er cycle et pendant mon année d’études à l’École du Barreau du Québec (l’école professionnelle des avocats au Québec), j’ai travaillé comme assistant de recherche pour le professeur David Gilles, à l’Université de Sherbrooke, dans les domaines des fondements du droit et des droits de la personne (appellation canadienne des « droits de l’Homme »). Après avoir complété mes études de Master 2 recherche en droit de l’Homme à l’Université Lumière Lyon 2, je suis rentré à Montréal, où j’ai fait mon stage professionnel du Barreau au Tribunal des droits de la personne du Québec.

À la fin de mon stage, j’y ai été engagé comme avocat. J’y ai travaillé à temps plein (35 h/semaine) jusqu’au 1er décembre 2014 ; j’y travaille à temps partiel depuis (14 h/semaine), ce qui me permet d’accorder le temps requis à mes études doctorales.
J’ai trouvé le stage au Tribunal alors que j’étais à Lyon. J’étais alors à la recherche d’un stage afin de compléter le parcours obligatoire du Barreau du Québec et ainsi obtenir mon permis de pratique dans cette Province. J’avais alors consulté les offres de stage diffusées sur le site de l’École du Barreau (www.ecoledubarreau.qc.ca).

Concernant le poste d’avocat, il s’agit quelque peu d’un concours de circonstances, car il n’y a normalement pas de possibilité d’emploi après un stage au Tribunal ; j’ai tout d’abord été engagé afin de combler un congé de maternité. Par la suite, à la demande de la Présidente du Tribunal, le Ministère de la Justice du Québec a prolongé mon contrat (il s’agit d’un contrat à durée déterminée). Un poste temporaire a ensuite été créé et, depuis, mon contrat (d’une durée d’une année) a été renouvelé à deux reprises.
 
 


Le salaire d’un avocat ou notaire de la fonction publique québécoise qui travaille à temps plein se situe entre 50 000 – 100 000 $ (CAD).
 



Je garde un souvenir d’une (petite) promotion plutôt soudée, accueillante et complice. Je ne saurais dire si c’est le cas des autres programmes offerts à l’Université Lumière Lyon 2, mais les cours laissaient place aux échanges d’idées et de discussions en classe, ce qui rappelait les études réalisées au Québec, mais qui contrastait particulièrement à celles que j’avais effectuées en France lors d’un trimestre en ERASMUS à Aix-en-Provence.



Mes parents m’ont récemment montré un texte que j’avais rédigé à la petite école, dans lequel on nous posait justement cette question. J’ai été étonné de voir que j’avais indiqué dans ce texte que je voulais devenir « avocat en droits de l’Homme ». Il faut croire que je me prédestinais non seulement à cette profession, mais à ce champ de pratique également !



J’ouvre mon ordinateur et je me prépare un café !
Ensuite, je lis et réponds à mes courriels avant de me lancer dans mes tâches. Parfois, de mon bureau, je prends le temps de jeter un œil par la fenêtre, qui donne sur le quartier du Vieux-Montréal, pour y admirer le Fleuve Saint-Laurent. C’est plutôt agréable en début de journée, comme à tout autre moment de la journée, d’ailleurs !
 

 

Ouverture, dynamisme, rigueur

 

 

 

 

 

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